Ablain St Nazaire

La Montagnarde, le 9 juin 2007.

"Après le départ donné par un coup de fusil au son des cloches, place de la mairie, on monte vers la première difficulté par un chemin. Parvenus au sommet (beau point de vue), les coureurs descendent sur l’église en ruine pour attaquer la terrible blanche voie (10 % de moyenne sur 1,3 km) et déboucher sur le cimetière de Notre-Dame de Lorette (vue imprenable sur toute la région).On redescend par les sentiers bucoliques avant d’affronter la dernière montée à travers les champs. On redescend vers l’arrivée le long de la rivière."

Telle était l’invitation à laquelle Hélène, Jean-Pierre et Jean-Claude (moi-même) ont répondu ce samedi 9 juin.

Accueil dans un village sympa situé dans un site vallonné qui donne des envies de week end au vert, place de mairie, l’église en face, l’effervescence des préparatifs du départ, on retrouve les copains, on discute (beaucoup), on s’échauffe (un peu, car il fait chaud et ça fait transpirer).

L’heure du départ, on se regroupe derrière la ligne de départ, la tension monte, ça s’électrise, ça sent la poudre, le fusil est chargé : 5,..4,..3,..2,..1,.. pan !

Et c’est parti pour la balade touristique de l’invitation...

Première cote, bon c’est amusant, je double plein de monde. Une belle descente, on y va, je double plein de monde.

Tiens un ravitaillot au 3éme km : pas banal pour un 10km (!?).

La vieille église en ruine, et puis LA COTE, pire : THE COTE ! Alors là, on comprend ce que c’est du 10% sur 1,3km ! Ca ne se traduit pas en chiffres, ça se sent dans les cuisses, ça se passe dans la tête, c’est du domaine l’ego, c’est une fin de course ou l’on donne tout ce qui reste alors qu’on n’est qu’à mi-parcours ! Petites foulées régulières, courir, courir, encore, les cuisses font mal, je double des gens qui marchent, qui repartent, non je ne m’arrêterai pas moi Monsieur, courir, courir... En haut, enfin !

Le plateau du mémorial, il faut relancer, alors que je suis asphyxié, comme un poisson hors de l’eau, je double des gens. Des anciens combattants qui sont venus se recueillir nous regardent passer médusés : je pense qu’ils ne comprennent pas. Et pourtant quel symbole que ce peloton fraternel avec cette cote terrible qui débouche dans ce site de mémoire ! Pas le temps de discuter, relancer...

Ca descend, bonne allure, on tourne à droite dans un chemin, je double des gens. Ca monte, merde, ah ça s’aplati super je relance, ça remonte, remerde, ça fait mal aux cannes, courir, courir, je ne m’arrêterai pas, je double des gens.

Ca y est ça descend ! Relancer, je double des gens, super.

Le petit chemin le long de la rivière, petit pont à gauche et la ligne d’arrivée là haut, en haut de cette P... de cote (elle est pas dans le manuel) ! Courir, un coup d’œil pour voir la tronche du mec juste derrière : il a mauvaise mine, il n’en peut plus, moi non plus... mais je vais garder ma place à Moi.

49’, même temps que l’année dernière, je suis fier de moi, je suis heureux comme un gamin.

J’attends les copains, j’ai eu le temps de repérer un stand sympa : on distribue les crèmes glacées aux coureurs, super pour la récup, la bière attendra un peu !

Voilà j’ai raconté ma course, c’est un peu plus long que l’invite : ils ont voulu faire trop synthétique, ils ont oublié l’authentique.

Et l’"authentique" ça se cultive dans des petits villages comme Ablain Saint Nazaire, sur la place de la mairie, avec l’église en face, par des sentiers bucoliques le long d’une petite rivière...

Les 3 courageux raciens !

Les résultats :

Jean Claude Quevallier : (eh ouai, j’suis premier !) 49’23" 158ème/315 au départ 50VIM

Hélène Lagache : 50’30" 185ème 4ème VIF : chapeau bas !

Jean Pierre Moisson : 55’11" 244ème 80 VIM, pas mal pour un convalescent qui tente une première !

Article rédigé par Jean Claude Quevallier.

Article rédigé par : - le 11 juin 2007 - 720 visites